IPSEITE, avez-vous dit ?

Voici un terme qui interpelle car il est peu utilisé dans notre langage quotidien. Ici, il est à mettre en lien avec les photos de Olivier Sybillin.

Pour le dictionnaire, la signification donne le sens de « ce qui fait qu’un être est lui-même et non pas autre chose ». Le Thésaurus précise : créature, esprit, être humain.

Fixer sur une pellicule un visage, une silhouette est une manifestation, une preuve de l’existence de ce que la photographie nous montre. Mais, est-ce la réalité ? Est-ce toujours le cas ? Il se trouvera toujours des personnes qui vont douter, mettre en question ce qui est représenté.

Pour Olivier Sybillin, il ne s’agit pas d’apporter des témoignages ou des preuves, son travail se situe au-delà de la justification. Inspirer une histoire, un avant, suggérer une épaisseur, une consistance, voilà l’un des buts poursuivis parmi tant d’autres. 

Veut-il exprimer le mouvement d’un pas de deux ? Le danseur saisi dans sa gestuelle est en mouvement, il le réalise au moment même où on le regarde. Le graffiti inscrit sur le mur de la cellule nous interpelle, il résonne dans nos oreilles. L’esquisse de la femme qui se tient dans le clair-obscur de la porte : attend-t-elle quelqu’un ? ou regarde-t-elle son ami(e) partir ? arriver ? 

Ces instants nous interrogent et nous laissent une totale liberté d’imaginer, de penser et de rêver ou même d’entrevoir l’imaginaire de notre photographe.